vendredi 19 mars 2021

 

 

EXPOSITION

GENIUS LOCI

 

UKIYO-E 

en Aquitaine

 

 

 

o   ESTAMPES JAPONAISES   o

XVIII- XIXeme siècles

Eres An’ei- Temnei- Tempo- Showa

des

Collections RapRos


.INDEX DES ARTISTES PRESENTES.

à Saint Jouin de Marnes.

 

Cerisiers roses et premier de l'an

 

 

O

 

Prologue de l'exposition qui se tiendra prochainement en nos murs.

 Comment dire les choses en nouveauté, voire les écrire, quand, en des termes, d’une remarquable pertinence et bien souvent d’une grande valeur critique tout semble avoir été dit et couché sur le papier  par ceux-là même, de Goncourt à Muller,  que nous ne cessons pas culturellement de fréquenter et dont nous craignons de paraphraser les éloges remarquables qu’ils ont faites de l’estampe japonaise et dont nul n'ignore qu'elle est du Japon plus qu'un symbole, un emblème.

Ainsi  l’estampe, dont l’histoire se rattache à l’Asie du sud-est et tout particulièrement à l’archipel nippon, représente pour les japonistes, en France, qu’ils soient du marché Malik ou de  la rue de Rivoli l’apogée d’une ville - Edo,  le développement d’un  espace - Ukyio-e et l’activité de trois dessinateurs graveurs - Okusai, Hiroshige et Utamaro. Cette représentation  regrettablement réductrice est aujourd’hui contestée, non pour ce qu’elle  implique  en propre, mais pour s’ouvrir   à d’autres  époques, d’autres lieux et d’autres artistes tout aussi remarquables et dont les contributions n’ont jamais cessé de faire   autorité auprès de ceux qu’il faut bien appeler “les spécialistes”, improvisés ou institutionnels. Kuniyoshi, Buncho, Kunisada, Goyo, Sharaku, Kunichika et bien d’autres apparaissent au grand jour dans l’histoire de l’estampe mais à de rares exceptions près  les monographies les concernant restent isolées. Les bibliographies et autres monographies sur Hokusai et Hiroshige et bien sur les shunga par leur volume ont de quoi irriter par comparaison avec le reste des ouvrages bien souvent très généralistes. La pérennité de l’estampe, telle qu’elle se conçoit de nos jours, est établie sur les techniques conceptuelles d’origine qui rendent possible la réédition à petite et aussi à grande échelle. Les dessins du Tokaido d’Hiroshige, par exemple,  ont connu au moins trois grands imprimeurs Hobei le premier, suivi de Kyoka et de Hoeido pour le plus récent. Cette activité qui revendique  une originalité d’époque et d’atelier a pu, au vu de leur état,  utiliser les bois du graveur Jirobei ou les refaire à l’identique par d’autres graveurs. Goyo  entre la fin du XIXe et le début du XXe  siècle fut de ceux là. L’estampe depuis sa création s’est toujours relativisée par une “renaissance” très vite activée et qui s’est rendue estimable et valorisée par un marché florissant mais discret. Il n’est pas rare de voir des pièces rééditées des années 1915 et 1940 être très recherchées  et très appréciées. L'édition et la réédition qui se traduisent par l'impression et la réimpression  ne sont en rien affectées si elles sont établies en tradition par les mêmes techniques et les mêmes matériaux dont les bois ou "woodblock" dont un grand nombre ont été refaits à l'identique en gravure manuelle. Certes on peut craindre que les moyens de reproduction actuels d'une très grande fiabilité déplace la notion même d'authenticité. 

Aujourd'hui il existe un marché de l'estampe comme il existe un marché de la gravure et tous deux moins confidentiels qu'ils ne furent. Nous les trouvons curieusement abondants.

Pour couper cours à une histoire qui n’en est pas une et pour ne pas sombrer dans un “asiatisme” de dernière génération, nous fûmes portés par des affinités généreuses en lieux déjà fréquentés sur des territoires largement balisés  et qui furent et demeurent cinématographiques, littéraires et musicaux et nous découvrîmes, bien plus tôt que nous ne pourrions le dire, l’univers d’Ukiyo-e, dont le nom très poétique en français image du monde flottant, en dehors de l’empire du Levant, ne saurait être le reflet de la réalité  sociétale et sociale de la ville de Edo – ancien nom de Tokyo- et des ses quartiers dont Yoshiwara est le plus exubérant et sombre  emblème.  

 


 Exposition de Septembre 2019 à St J. de M. 

Un aperçu .....



 
 

Toutes les pièces accrochées sont originales y comprises celles qui n’ont pu être totalement  identifiées.

 

Nos artistes

 

Buncho  (école Ippitsusai)

Chikanobu (école Toyohara)

Eisen   (école Ikeda)

Eizan (école Kikukawa)   

Eisho (école Chokosai)

Ginko (école Shinsho)

Goyö (école Kano)

Hiroshige  (école Utagawa)

Hokusai  (école Katsushika)

Kenen Imaho (école…)

Kogyo (école Tsukioka)

Kunikiyo (école Utagawa)

Kunichika  (école Toyohara)

Kunimaru (école Utagawa)

Kunisada II  (école Utagawa)   

Kuniyoshi  (école Utagawa)

Sadahide  ((école Utagawa)

Sadatora (école Utagawa)

Shigemasa  Kitao  (école Utagawa)

Shunto  (école…)

Toyunobu (école Ishikawa)  18eme siècle

Toyonobu (école Utagawa) 19eme siècle

Toyokuni (école Utagawa)

Utamaro (école Kitagawa)

Yasuda Bairei  (école Kano)

Yoshiku  (école Ochiai)

Yoshimori (école Utagawa)

Yoshitora  (école Utagawa)

Yoshitoshi  (école Tsukioka)

Yoshitsuya (école Utagawa) 

 

 

 




 



 

   .Sur leur identité.     

 

Aucun état civil ne donne avec précision les renseignements identitaires pour de nombreux artistes et rares sont les monographies complètes.           

Ajouté à cela la difficulté  de  conversion entre calendrier grégorien et datation japonaise. Les références sont approximatives et relèvent bien souvent de la mémoire familiale, voire extra-familiale.

Le nom des dessinateurs est toujours donné au second degré derrière celui de l’école à laquelle il est rattaché. Par ailleurs de nombreux artistes ont emprunté un, voire plusieurs noms d’artistes. Ce qui a rendu souvent délicate la reconnaissance  des œuvres. La présence du prénom est peu fréquente.

Toutes les pièces exposées sont identifiées à l’exception toutefois de certaines estampes très anciennes reconnaissables, pour la majorité d’entre elles, par un « certain archaïsme » graphique et une faible colorisation.

Généralement elles sont de grande valeur iconographique. 

De nos jours la marchandisation ouverte de l’estampe, a altéré très sensiblement l’intérêt artistique et historique que l’amateur (ice) pouvait lui porter en se laissant abuser par une cotation « épicière » proprement spéculative. Récemment une vente à Drouot est montée à des sommets jamais atteints. Quand on sait qu’il peut encore exister plusieurs exemplaires originaux  d’une estampe - souvent une centaine-  nombre de spéculations sont tout à fait envisageables.

Faut-il rappeler que l’œuvre d’art dans sa diversité ne peut entretenir de correspondance dans le complexe de marché- offre et demande-. Elle est de l’Etre Humain sa quintessence   même et naît de ses talents et désirs. N’en déplaise aux crédos malsains de l’idéologie dominante encore agissante et à leurs suppôts consuméristes de toute espèce.

 

 



 

 


Repères généraux

 

O

 

L’époque d’Edo (Edo jidaï )

 

Edo est l’ancien nom de Tokyo dont l’histoire commence en 1603, avec la prise de pouvoir de Tokugawa Leyasu, pour s’achever en 1868 avec l’avènement de l’ ère Meiji.

 

O

 

Ukiyo-e

 

« Monde flottant ». Mouvement artistique de l’époque d’Edo qui a développé  une peinture populaire et narrative originale et tout autant et surtout les estampes gravées sur bois qui ouvrent l’ère du multiple.

 

O

 

Les Artistes de l’Ukiyo-e

 

NOM de l’école suivi du NOM du dessinateur.

           Utagawa KUNIMARU

           Ipputsusaï BUNCHO

             Katsushika HOKUSAI   Etc….

 

 

 



 




Les thèmes de l’Ukiyo-e

 

 

 

Yakusha-e…. portraits d’acteurs 

                       Kabuki, No

 

Bijin-ga…….. portraits des belles femmes des  maisons vertes où logeaient et travaillaient les prostituées et  certaines d’entre elles devenues par leur talent et leur réputation, les courtisanes dénommées « oirans »

                        

 

Musha-e……  portraits de guerriersguerriersScènes de

                        bataille

 

Okubi-e…….  portraits en gros plan

 

Uki-e………..  estampes en perspective.

 

Abuna-e …..  estampes à caractère érotique. Scènes moureuses.

 

Shunga…….  Peintures du printemps. Scènes Erotiques  

 

Surimono….  Estampes de circonstance festive 






LES NOTABLES

 

 

 

 

Ronin           Samourai sans maître, guerrier 

                       mercenaire

 

Samourai    gentihomme d’arme attaché à un                    

                    seigneur féodal (daimiyo). Caste

                    des guerriers

 

Daimiyo    seigneur féodal possédant un fief

 

 

 

Shoghun. Plus haut dignitaire du pouvoir militaire féodal.

*

Tenno. Empereur qui tient son pouvoir des dieux.

Empereur (tenno seul et aussi ère+tenno   meiji tenno -  Showa tenno etc..)

 

 Par métonymie (symbole) mikado (porte sur l’éternité)

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 
 
 



 

LES GRANDS AUTEURS, parmi de nombreux autres

 

Pour le nô classique

Yazuki Saburo Kiyotsugu appelé KAN  AMI 1333 - 1384

et son fils Fujwaka Saburo Kiyotsugu appelé

ZE AMI  1363 – 1443

Monzaemon CHIKAMATSU 1653 - 1725

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 





 
 
 

 

Quelques précisions….

 

    

L’estampe dans sa définition est la combinaison d’un dessin, d’une gravure sur bois de ce dessin et d’une mise en couleur   zone par zone.

L’estampe de la première impression à la dernière   est de fait originale dès lors que les procédures sont rigoureusement respectées et appliquées. Elle peut être d’un premier tirage et d’un ou plusieurs tirages ultérieurs suivant l’état des bois et la permanence des compétences professionnelles.

Les vélléités marchandes et les exigences des amateurs ont défini un complexe élitiste de l’œuvre originale définie par le dessinateur, la datation, la censure, les tirages et la qualité de l’artisan éditeur. Le grand oublié et l’artisan principal, est le graveur. Bien que parfois le dessinateur se prête efficacement à cette fonction.

De nos jours nombre d’estampes sont éditées suivant les mêmes techniques pour les unes avec le même bois d’origine pour d’autres, la majorité, avec des bois nouveaux regravés à l’identique, s’il en est ! Certaines font l’objet de vieillissement et rentrent dans un circuit de falsification et de fraude.

 

Le papier dit de riz est généralement du papier de bois de murier.

En Europe le papier de bois de murier blanc est appelé papier de soie.

 

 

 

 

 

 

 


 














 

 




 











 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 




 
 








jeudi 15 août 2019

Lettre à Mr le Vice-président Aménagement du territoire.

 

  Photos de  Ian- Elfinn ROSIU
1

 Saint Jouin 19 Août 2019



 Monsieur le Président,


C’est tardivement que je réagis à votre courrier   dont j’ai découvert extra-muros les inserts  publicitaires en nombre. Il est clair  qu’il s’agit d’une campagne  d’urbanisation supplétive ordinaire dont les dividendes ne peuvent concerner les impétrants que nous sommes pour situer en termes de droit commun votre initiative  qui évolue selon moi dans un contexte très affairiste.
Devant l’invasion des stocks et le fléchissement des activités de nombreux secteurs économiques vous êtes sollicités, directement ou indirectement, comme pourvoyeurs potentiels de marchés. C’est ainsi entre autres,  que  de nombreux leurres ont envahi l’espace informatif déjà largement pollué qu’il s’agisse de l’isolation, de l’énergie, des panneaux solaires sans oublier les compléments santé et autre fumisterie. (Pour information je vous communique la facture des premières isolations des greniers de la maison que nous occupons). La même surface reste à couvrir et pour laquelle  j’espère de vos services une proposition sérieuse et opportune.  
Faites que le « médiatique » devienne factuel. Mais, rien n’est moins sûr !  

Point besoin d’un grand examen de société pour voir où nous en sommes. Outre l’impéritie chronique des « Zélites », il y a une corruption endémique sociétale  pour ne pas dire un pourrissement. Je vous renvoie à l’actualité très diluée du pays  où l’intérêt et le profit  ultra dominants ont pour corrélats les tares de l’autoritarisme brutal que nous découvrons.    
Le contraire peut se dire mais participe d’une déviance du raisonnement et d’une mauvaise vue du réel. Il est vrai que nombre d’élus  ont pris distance sur leurs origines sociales. Illusion, certainement, du complexe de la promotion.!
 Présentement mon intervention, qui s’adresse autant à vos collègues qu’à vous, s’articule sur ce que ma famille et moi-même   avons vécu  lors de notre  arrivée à Saint Jouin et sur l’historique (anamnèse) de nos démarches nombreuses auprès des pouvoirs locaux dont le député de l’époque Morisset et ses affidés Méhun et compagnie. 
Cette lettre aurait mérité d’être mieux pensée et mieux structurée aussi je vous prie  de l’accepter telle qu’elle se présente dans son abondance et sa disparité. Puissiez-vous n’en rien négliger !   


2

Mon épouse vivant à Paris,  je suis resté avec mon fils aîné poly-handicapé. Je vous épargne ce chapitre lourd et très instructif. Nous venions d’Aubervilliers de la Maladrerie qui était et demeure la Villa Fleury de la Seine Saint-Denis aujourd’hui violemment contrariée dans son développement.    J’étais dans un monde actif pluri-ethnique et contradictoire au sein même des états généraux de la culture en pleine gestation politique et sociale  et contre toute attente à 350 km de Paris je découvrais un autre monde lourd de suffisance d’ a priori et de présupposés .  Un  monde  au corporatisme social et politique suspicieux et figé.  Les mouvements de population interne ont quelque peu modifié   certains comportements et certains aspects mais l’essentiel perdure par la permanence de  l’esprit de gérance   et de gestion individuelles. D’aucuns appellent cela la technocratie avec tous ses connexes dont la ploutocratie malveillante. Saint Jouin est passé de l’orchestre  airvaudais  à celui  du thouarsais. Dernièrement le quatuor Plaine et vallées a pris le large.  Il y avait Vents et Marées ou Cerisiers roses et Pommiers blancs etc...  Est-il possible d’évoquer un complexe comportemental de type rural affectant la « démocratie à revisiter» ?  Je vous laisse à la réflexion.  
Retour !    La maison que nous avions acquise n’était pas à restaurer mais à réhabiliter avec « nécessairement » l’aide effective des pouvoirs publics, qui nous ont signifié avec force dossiers, closes et conditions   qu’il y avait matière à examen. Il n’y eut jamais de suite. Qu’il s’agisse de Morisset, de Mehun déjà cités et autres consorts nous nous retrouvions en discussions sur notre avenir dans les lieux, d’autant qu’au dit Morisset j’avais apporté, pour présenter parallèlement un dossier artistique, une édition de mes travaux accrochés entre autres à Loudun et que par courtoisie et naïveté je lui avais laissée . Cette exposition loudunaise fut d’ailleurs remarquable, à plus d’un titre,  mais les édiles   de la nouvelle équipe municipale après élection n’ont pas suivi. 
             

Nous avons, avec nos moyens,  persévéré dans la restauration intérieure du bâtiment.  La maison a évolué en raison inverse de la salle des fêtes   toujours affublée de son installation électrique dangereuse en oriflamme digne d’une mauvaise performance de plasticien.    
Dans le cadre du crédit d’impôts, j’eus  la surprise   d’un retour financier modeste.   je n’ignorais pas la vraie nature de cette mesure et son instrumentalisation qui déjà confortait en toute quiétude une corruption à géométrie variable et qui est à présent en vitesse de croisière. 
Pour Notre Fils Nathanaël, il nous a fallu investir nos ultimes réserves financières pour  l’installation d’un ascenseur de type monte charge qui nécessitait des travaux de maçonnerie internes importants.
Curieusement nous avons obtenu un crédit participatif de 8000 euros de GIC que bien sur nous avons remboursé. Par ailleurs la MDPH, sur proposition de son assistante sociale  s’est inscrite en chapitre pour examiner l’aide hypothétique au remplacement d’une porte d’accès pour les  civières et uniquement cette porte maintenant montée.  Que ne passons-nous pas les civières par les fenêtres et autres passages! 

3

Il apparaît enfin que cette maison présente une  bonne allure villageoise à défaut d’une architecture intéressante légèrement repensée.  
Plus qu’une composante formelle, elle en est un pivot représentatif et actif sur la place . Elle fait corps  avec l’ensemble des bâtiments à l’exception de la malheureuse salle des fêtes toujours en souffrance.
Pour clore ce propos nous avons pu obtenir de la « gérance » municipale, à l’époque Mr Padiolleau, l’exploitation d’une parcelle de terre en façade aujourd’hui abondamment fleurie et dallée. Nous avions proposé de l’acquérir. Le refus ne s’est pas fait attendre.  Quant au goudronnage de la chaussée !......

Il nous semble que vous seriez  bien inspiré si vous portiez et mainteniez votre attention sur ce que nous sommes. Notre maison vous est ouverte et nos désirs de communication ne sont pas à chercher dans des « publics relations » surfaits et « internetés ». Nos dispositions, nos initiatives se prévalent encore d’une énergie qui nous fait agir dans un milieu télé-névrosé dominant qui n’est plus dans l’hostilité réactionnelle mais dans l’ignorance et l’inculture. Qu’il s’agisse de la France d’en haut  ou de celle du bas !
De par notre fils aîné, pour lequel les structures hospitalières de proximité et à présent éloignées sont incompétentes et à défaut de nous couler dans un
paysage atone, nous avons engagé diverses initiatives et établi des relations de qualité.  C’est ainsi que nous fûmes amenés à animer depuis 2010, très bénévolement, une émission de  radio à RVO 95.20.  Peut être que vous êtes parmi nos fidèles auditeurs. Par ailleurs nous nous sommes joints aux activités du théâtre et du cinéma qui propose des séances V.O. Nous allons à la rentrée nous mettre en rapport avec le conservatoire de Thouars en nous assurant le concours de notre fils cadet brillant violoncelliste de métier qui nous prive de son talent en France où la musique et l’enseignement musical sont toujours convalescents, par euphémisme. Sur un  registre très proche, celui de la lecture,  nous nous permettons de vous préciser que nous avons fait don de plus de cinq cents ouvrages pour une bibliothèque, celle de Saint Jouin, qui n’est représentative que de son seul président. Dans le pays cela n’a rien d’exceptionnel.

Ne croyez vous pas que la ville de Thouars qui s’estime, à juste raison, ville d’Art puisse prétendre à un élargissement de cette revendication que tout
naturellement nous soutenons en prêtant attention et intérêt à certaines propositions dont les nôtres. Nous songeons à une exposition de peinture qui résiste aux furies du buziness et de la farce artistique contemporaine avec une périphérie active d’acteurs locaux dont le conservatoire et les établissements scolaires. Une réédition de Loudun qui fut un succès mais plus ouverte et plus audacieuse. Il est évident que l’exposition Ukiyo-e actuelle,  mais surdimensionnée, peut être reconduite à Thouars ou autre lieu placé sous votre juridiction.
Il est clair que nous ne fonctionnons   pas à vide et que l’altérité dont nous nous réclamons n’est jamais sortie d’un spot publicitaire ou d’un slogan boutiquier.


4

Vous n’avez pas été sans remarquer que cette lettre fut rédigée tantôt à la 1ere personne du singulier, tantôt à la première du pluriel. Cela tient à
l’alternance de la présence  dans le temps de mon épouse dont je vous rappelle qu’elle vit à Paris.
Elle a totalement été et demeure partie prenante  très active du devenir de la maison de Saint Jouin qui est aussi la sienne.

Me-(nous) voici au terme de  cette lettre qui pour être excessive n’en est pas moins digne d’attention aussi je l’espère dans des mains talentueuses et en bonne lecture. L’avenir le dira !  
Je vous adresse quelques invitations  pour votre communauté. Puissiez vous avoir le temps et la courtoisie de nous honorer.

            Acceptez, Monsieur le Président, l’assurance de mes (nos) sentiments cordiaux.



P.S. nous n’avons sollicité aucune aide que ce soit au titre de notre association ou à celui de cette exposition et de sa tenue librement inspirée par une  employée des affaires culturelles de Niort qui nous a conseillé, faute de lieux publics, d’utiliser le « deux pièces cuisine ». C’était l’époque Morisset avec un savoir-faire tranquille et policé !.   Et maintenant !..... 

J’ai osé le blog dont je n’ignore pas le piège. Cette lettre rendue publique s’y trouve dans son intégralité avec d’autres articles.

Blog Minaia  michelorelrosiu.blogspot.com

Vous trouverez divers documents pour d’éventuels usages.


samedi 16 mars 2019

Aphorisme 2eme livraison du 16 mars 2019


 
 APHORISMES 2eme LIVRAISON.
 
 
A. LIII)
`



Nouveaux textes du 7 octobre 2017  `
Ecrits sur le vif  et noircis sur le grill.      01
 




L’étonnement si précoce s’effaçait
Hors la confidence des mots



Au dessus des enfants prodiges
Il y a les enfants mirages.
Quel imbécile pourrait les voir
Puisqu'il n'a qu'une fausse idée des premiers 



Il n’y a pas d’enfance prodige      
Mais des prodiges d'enfants !

L'enfance est le lieu de tous les dressages. Il est celui de tous les possibles. Nombre d'adultes s'en emparent jusqu'à destruction.


sur la poésie

La poésie devrait être sans compromission
Pas même celle de parler à soi-même.

La poésie qui nous ressemble est avide de spontanéité
et de vérité vive.  Qu'est ce à dire ?

Peut elle être réfléchie et préméditée ?
 
Elle ne saurait envisager la complaisance
pour simplement prétendre à l’accessibilité.

Rien n’est moins accessible que  ce qui prétend l’être. 


La poésie est un état de fait sans partage. Elle vit en nécessité et se joue de l'intelligible.  Elle n'a de lecteur   que celui ou celle qui la reconstruit  et qui se prend au jeu de la vouloir expliquer, voire commenter.


Hors innocence nous étions prophétie
D'un avenir en abysse  
Qui nourrissait ce qui nous ressemblait  
De nouvelles terreurs
Dont nous ne pouvions imaginer
Quelles fussent si proches et si consenties.


C’est là dans le silence de la nuit
N’ayant du sommeil peu de désir
Qu’il devenait Mozart. 


L'art se prête à tous les outrages dont celui d'être un commerce.

L'outrage est d'autant plus possible qu'il a des tenants financiers qui peuvent assurer les risques. 

Pour ce qui est des modes,  n'a-t-on jamais évoqué des questions d'enchères plus que de styles ?

Sans honte, N'osera-t-on jamais de surenchères concernant les dessins d'Enfants de Térézin et ceux des Enfants de Gaza ?



Que dire d'un outrage qui ne soit pas un blasphème ?


Dire que l'art contemporain participe d'une dose de fumisterie est, par humour,  acceptable mais que dire de la supercherie ?
Que n'est-il commercialisé en grande surface avec promotion et soldes ?


A quand l'ACB, art contemporain bio, distribué par TEVA  par exemple et pourquoi pas remboursé ?  

J'ai toujours voulu savoir si la sécurité sociale avait des  bureaux à Neuilly, le Touquet et autre Deauville ?


En matière artistique, de nos jours,  l'admission et la reconnaissance s'établissent par la finalité commerciale dument agréée. Ce qui était autrefois le fait du prince est devenu aujourd'hui celui du banquier .
Nombre d'artistes, dont je tairai les noms, ont estimé la fréquentation des riches héritières dont ils ont su faire pour certaines d'authentiques "mercenaires" de l'art très officiel en amont et très largement superficiel en aval.  

La CIA n'a-t-elle aucun tenant et aboutissant politiques
quant aux artistes étasuniens en représentation ou délégation en dehors du "pays" et dont elle feint d'ignorer les noms pour ne pas paraître ce qu'elle est. Surtout à un vernissage dont elle pourrait revendiquer le mécénat.
La CIA et Dysneland; quelle engeance. Sans  oublier les sodas et autres weapons (naturellement sans guillemets)



Tout se paye, le succès comme le reste  et bien plus encore.
Quant au talent tout est dans le discours , ascensionnel,  de celle ou celui qui le tient. 
Une proclamation pour ne pas dire acclamation n'est pas pour autant un acte de naissance mais il peut devenir un acte de suffisance.


Conquérant, il l'était dès l'aube naissante
Prenant le soleil dans sa main par simple défi ! 


Un artiste, un peintre de type maladrerien ne peut rien prétendre sans un carnet d'adresses représentatives  qui lui épargneraient  des sollicitations sans lendemain et du colportage humiliant.

En synonyme de carnet d'adresses, il pourrait y avoir "laissez passer" du latin "miss" comme il se doit !

L'expression des arts contemporains, pluriel intentionnel, les arts plastiques en dénommé, se prête  à la falsification et au transfert sans jamais prétendre à la copie. Elle est ni vraie ni fausse et ne prétend pas l'être puisqu'elle est exaspérée. Les vifs de l'esprit ajouteraient, "exaspérante", avec un vibrato de fond de gorge.

Les chercheurs ne présentent aucun intérêt et seul celui qui trouve se voit coté en bourse. Picasso savait cela par nature mais ne fréquentait pas le Palais Brongniard.